LES AIDES TECHNOLOGIQUES

Bien que les technologies fassent partie de nos vies depuis de nombreuses années, l’autorisation de l’utilisation des aides technologiques pour les élèves ayant un trouble d’apprentissage est relativement récente. En effet, c’est en janvier 2008 que la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec mandatait pour une première fois la Direction de la sanction des études pour autoriser un élève ayant un trouble d’apprentissage à utiliser des outils d’aide à l’écriture lors de la passation des épreuves ministérielles d’écriture. Par la suite, en octobre 2010, les outils d’aide à la lecture ont été autorisés pour les élèves ayant des besoins particuliers.

Depuis ce temps, les produits (marques de commerce d’un logiciel ou d’une application) se sont multipliés sur le marché, chacun vantant ses particularités et ses avantages sur ses concurrents. Les parents et les intervenants dans le milieu scolaire nous questionnent fréquemment afin de savoir lequel de ces produits est le plus performant et répond le mieux aux besoins d’un jeune.

Avant toute chose, il faut distinguer un produit d’une fonction d’aide. Le produit est le nom commercial du logiciel (WordQ, Lexibar, Korectdys, Antidote, etc.). La fonction est reliée quant à elle à l’utilité de celle-ci pour effectuer une tâche précise, par exemple, une fonction d’aide au soutien à la lecture par synthèse vocale ou encore une fonction d’aide à orthographier par prédiction de mots. Un logiciel peut avoir deux, trois ou de multiples fonctions. Il faut donc s’interroger en premier lieu sur les besoins du jeune en lien avec ses difficultés et choisir la ou les fonctions qui sauront y répondre. Par la suite, on fera référence aux produits. En règle générale, on peut regrouper les fonctions en trois catégories : les aides à la lecture, à l’écriture et à l’organisation. Des capsules traitant des différentes fonctions d’aide et des produits seront éventuellement diffusées sur notre site.

Au secteur jeunes (primaire-secondaire), il n’est plus nécessaire d’avoir un diagnostic de dyslexie-dysorthographie ou autres pour avoir accès aux aides technologiques. Cependant au niveau collégial et universitaire, celui-ci est exigé. Quoi qu’il en soit, la nécessité de l’utilisation d’un outil d’aide pour répondre aux besoins particuliers de l’élève doit être inscrite au plan d’intervention. De plus, l’outil doit être régulièrement utilisé en cours d’apprentissage et d’évaluation. En tout temps, celui-ci ne doit pas accomplir la tâche à la place de l’élève et doit à cet égard solliciter chez lui une réflexion et une prise de décision.

Si vous souhaitez en connaître davantage, AQETA Estrie offre des ateliers parent-enfant sur les aides technologiques à la lecture et à l’écriture. Surveillez nos formations et ateliers 2019-2020. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à téléphoner au 819-580-7704.

Madeleine Fauteux, personne-ressource pour AQETA Estrie

Autres documents utiles

La technologie au secours des troubles d’apprentissage

Les chemins de la réussite – La technologie au secours des troubles d’apprentissage

(2016) Article paru dans le Devoir en collaboration avec l’Institut des troubles d’apprentissage relatant l’expérience de trois jeunes filles au secondaire

Quand le numérique met un baume sur les troubles d’apprentissage

https://ecolebranchee.com/produit/hors-serie-troubles-apprentissage/

(2017) Apprendre et réussir grâce aux aides technologiques. Numéro spécial et gratuit de la revue École branchée. Vous y retrouverez un article entre autres sur les aides technologiques et la dysphasie (auteure M. Fauteux)

Les technologies d’aide pour les élèves ayant des troubles d’apprentissage

https://www.taalecole.ca/technologies-daide-pour-les-eleves-ayant-des-troubles-dapprentissage-information-outils-et-ressources-a-lintention-de-lequipe-ecole/

Informations, outils et ressources à l’intention de l’équipe école. Le site Ta@l’école est un site franco- ontarien où on retrouve bon nombre d’informations et formations gratuites.