MYTHES SUR LA DYSLEXIE

Quelques mythes et réalités sur la dyslexie

MYTHE #1

LA DYSLEXIE EST UNE MALADIE.

FAUX. La dyslexie est un trouble persistant d’apprentissage de la lecture. Elle est d’origine neurologique et entraîne des difficultés à lire, soit à identifier correctement et rapidement les lettres, les syllabes, les mots. Il est à noter que l’élève dyslexique aura également de la difficulté en écriture (dysorthographie), car l’écriture fait aussi appel aux mêmes habiletés qu’en lecture. 

MYTHE #2

La dyslexie-dysorthographie peut se guérir. Ça va passer, c’est juste une question de maturité et d’efforts.

FAUX. La dyslexie est un trouble persistant qui demeure toute la vie. Cependant, avec de bonnes interventions, fréquentes et ciblées, l’élève peut s’améliorer, développer des stratégies compensatoires qui pourront ainsi réduire les impacts de la dyslexie dans sa vie. De nos jours, avec l’utilisation des aides technologiques en lecture et en écriture, l’élève dyslexique peut répondre aux mêmes exigences académiques que les autres jeunes de son âge. Cependant, comme le processus de la lecture et de l’écriture n’est pas automatisé, cela demandera à l’élève dyslexique toujours plus de temps et d’efforts qu’à un élève qui n’éprouve pas de difficultés. La dyslexie n’est pas liée au manque de motivation, de stimulation ou de concentration.

MYTHE #3

Un enfant qui inverse ses lettres en lisant ou en écrivant est nécessairement un élève dyslexique.

FAUX. Plusieurs enfants inversent des lettres au début de l’apprentissage de la lecture et cela ne veut pas dire qu’ils seront dyslexiques. Cela arrive fréquemment en bas âge. La dyslexie ne se limite pas à un simple inversement des lettres, plusieurs autres manifestations sont également perceptibles : saute des lettres, en ajoute, en déplace, les confond, etc.

MYTHE #4

Les jeunes dyslexiques sont moins intelligents que les autres.

TOUT À FAIT FAUX! Les jeunes dyslexiques ont une intelligence dans la moyenne et bien souvent supérieure à la moyenne. Des études démontrent que la prévalence des dyslexiques ayant un QI très supérieur à la moyenne est de 12 %, alors que dans la population générale, elle est moins de 2,5 %.

(Habib et Joly-Pottuz, 2008)

MYTHE #5

À l’école primaire et secondaire, il faut nécessairement un diagnostic de dyslexie pour avoir des services. 

FAUX. Dans une approche non catégorielle, on se doit de répondre avant tout aux besoins de l’élève. Cependant, lorsque des adaptations sont mises en place, il faut nécessairement que celles-ci soient consignées dans un plan d’intervention. Par contre, au Cégep et à l’Université, il est nécessaire d’avoir des évaluations professionnelles confirmant le diagnostic pour bénéficier de mesures d’accommodement.

MYTHE #6

Les jeunes dyslexiques ne peuvent aller au Cégep et à l’Université.

FAUX. Les dyslexiques peuvent aspirer à fréquenter le cégep et l’université si c’est ce qu’ils souhaitent. Ils sont aussi intelligents que les autres. Tout est possible. Avec de la patience, de la persévérance, des mesures adaptées et un enseignement adapté, l’enfant dyslexique pourra réussir à l’école. Il développera ses stratégies et pourra utiliser la technologie pour le soutenir dans ses apprentissages.